Alsisar est la première ville de notre road trip indien. Il faut compter environ 8h de route depuis Delhi pour apercevoir enfin les murs de ce village perdu au milieu du désert. Une belle récompense après tant d’efforts et de sueurs froides.
Les routes au Rajasthan sont à l’image du pays, c’est-à-dire chaotiques. Il suffit souvent d’un petit rien, pour bloquer la circulation pendant de longues minutes, voire des heures. Certains conducteurs passent alors le temps en cherchant en vain une explication à ce fatras, quand d’autres, plus fatalistes, dorment à l’ombre de leur véhicule. La plupart du temps, la circulation reprend sans que personne ne sache d’ailleurs réellement pourquoi.
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Quand ce ne sont pas les embouteillages qui paralysent les routes, c’est le racket organisé par certains fonctionnaires des péages. Ces derniers doublent le tarif des tickets dans l’espoir de se concocter un petit pactole. Les ennuis surviennent, lorsqu’un chauffeur épris de justice, refuse de payer sa dime et décide d’appeler la police à la rescousse. Rajesh, notre conducteur est de ce calibre. Le genre à monter rapidement en pression, à en venir aux mains pour un rien, quitte à bloquer la circulation à lui tout seul pendant ¾ d’heure. Quant à savoir, si nous avions prévu ce contretemps dans notre agenda, la question ne semble pas l’avoir effleuré.
Une fois ces péripéties passées, les kilomètres défilent enfin.Plus on s’enfonce dans le pays, plus la conduite ressemble à une partie de jeu vidéo. Entre les nids de poule, les vaches sacrées, les troupeaux de moutons et de chèvres, les chameaux et les chiens errants, la route se résume souvent à un slalom géant qui met les réflexes de notre chauffeur à rude épreuve.
C’est donc avec plaisir qu’Alsisar apparait enfin au loin, tel un mirage au milieu du désert. Ce village, autrefois habité par les Maharadjas, compte aujourd’hui 300 âmes et sans doute presque autant de paons.
Nous logeons au Indra Villas, un somptueux palais au charme des milles et unes nuits. Notre chambre décorée dans la plus pure tradition indienne nous ferait presque passer pour un maharadja et sa maharani, avec des looks de routard certes…
Au couché du soleil, la vue depuis le toit est magique. Une lumière dorée se dépose sur les murs de la cité. Chaque pierre semble ici raconter un épisode d’une histoire révolue et pourtant tellement présente. La visite de la ville se déroule au hasard des rencontres. Bittu nous fait visiter le palais (awali) dont il s’occupe pour le compte de riches businessmen. Ce monsieur est tout simplement adorable et semble prendre un vrai plaisir à partager les petits secrets de ce lieu aujourd’hui quasiment à l’abandon. L’envie de tout racheter pour en faire un Ryad à la sauce Marrakech nous traverse l’esprit. Malheureusement, les touristes de passage séjournent habituellement dans les deux grands palais de la ville, laissant peu de place à la concurrence.
Un peu plus loin, un maître marionnettiste s’improvise guide lors de la visite d’un temple Hindoue. Nous le retrouverons le soir même à notre hôtel, aux ficelles de ses poupées indiennes. Un exercice qu’il semble bien mieux maitriser que l’histoire des monuments de sa ville. Remarquez, il parait qu’en Inde, 60% de ce que racontent les guides est faux…
Cette première journée de voyage s’achève avec de la magie plein les yeux, heureux et impatients de vivre la suite.














La magie Bollywood opère, Karine est saisissante en danseuse indienne…Vous allez nous faire regretter que votre world trip n’ait pas proposé d’escale au Moyen-orient et au Brésil !!!
Next time ;-)
Par Christophe le 30/09/2009
à 17:04
Enorme, j’ai l’impression que c’est la chambre qu’on avait !! j’ai adoré ce village,
Par Stephane le 04/10/2009
à 06:25