Arriver en Inde après 2 semaines au Japon, c’est vivre un choc culturel, émotionnel et climatique. 38 degrés à l’ombre de Delhi, après 8 heures de vol, l’accueil est comment dire… « chaleureux ».
Après une première nuit agitée par une clim force 4 située à 20 cm de nos oreillers pour lutter contre les 40 degrés de la chambre, nous sautons au petit matin dans notre « Ambassador », voiture mythique made in India. Qui dit « mythique » dit aussi vieillot. Ce tacot sorti tout droit des années 70 est un peu la coccinelle locale. Notre modèle a visiblement bénéficié d’une cure de jouvence et c’est à bord d’une version tuning avec dentelle aux fenêtres, que nous nous laissons guider par Bilandeur, notre chauffeur du jour.
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Pendant qu’une nappe grisâtre stagne au dessus de la circulation, ce dernier nous annonce fièrement qu’il y a très peu de pollution dans la capitale indienne grâce aux moteurs à gaz… La nouvelle a de quoi faire tousser. La circulation est chaotique. Chacun joue du Klaxon pour se frayer un passage entre tuk-tuk, vaches sacrées, piétons, motos et autres véhicules. Ici, une route à 2 voies peut facilement accueillir 3 files voire 4 en cas de gros embouteillage.
La ville dévoile ses contrastes rue après rue. La magie de ses monuments offre un contraste brutal avec une misère à fleur de bitume. On s’émerveille de couleurs éclatantes, d’une lumière presque irréelle puis quelques instants plus tard, le regard d’un enfant en aillons nous secoue l’âme tout entière.
On nous avait certes prévenus, « la première chose que vous avez envie de faire en arrivant en Inde, c’est repartir chez vous ! » Avant de préciser « il faut quelques jours pour trouver ses marques, ensuite seulement, l’Inde se dévoilera à vous ». New Delhi offre un tableau qui brille par la violence des émotions qu’elle suscite. Amour, colère, compassion, désespoir… la ville est à l’image de la vie, imprévisible. La misère est difficile à accepter pour nous spectateurs de ce nouveau monde. Mais ce chaos semble avoir trouvé sa place dans la vie de la cité, comme une destinée que l’on accepte stoïquement. Malgré l’âpreté du quotidien, la vie rugit. Les sourires éclairent encore les regards, les couleurs des tissus illuminent les silhouettes. La rue offre ainsi un patchwork éclatant en même temps qu’un chaos étourdissant.
Une journée ne permet pas de découvrir tout les monuments de Delhi. On perd un temps fou dans les embouteillages. Mais à chaque fois, la récompense est au bout. Le tombeau d’Humayun par exemple, rappelle l’architecture du Taj Mahal et la magie opère dès les premiers instants.
Plus classique, le Parlement Indien laisse éclater ses couleurs ocre pour quelques photos au pas de course. Quant au Lotus temple, lieu de culte hindoue aux petales de marbre nous ne le verrons que de loin. La faute à la pause déjeuner du personnelqui s eternise jusqu à 16 H ! Dernier arret enfin, au minaret de Qutb, un des symboles forts de la ville qui se dresse a 72 metres de hauteur.

















Pendant que certains se la coulent douce en Inde, sous 38°C, nous savourons nous aussi un été indien, une arrière saison vraiement Delhicieuse…Merci les Cieux ! Voilà quelques semaines que nous sommes gratifiés d’un beau soleil et de 23°C en journée…Pas mal pour une fin septembre !
Sur ce, bonne route dans votre ambassasdor « full options » et profitez bien mes cochons (d’Inde biensûr ;)
Par Christophe le 28/09/2009
à 06:17