Yogyakarta a tout d’une grande ville indonésienne, y compris ses travers.
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Un traitement des déchets quasi inexistant, une pauvreté qui cohabite avec des signes extérieurs de richesse omnipotents ; mais le pire reste sa circulation hors normes. Le piéton est ici une cible. Traverser une avenue relève de l’exploit, surtout celle de notre hôtel dépourvue de passage piéton. Les rares policiers prennent des risques inconsidérés pour freiner la circulation et nous permettre de traverser.
Une majorité de 2 roues fument le pavé avec parfois à leur bord 3, voire 4 passagers !
Les pousse-pousse (bekak) parviennent quant à eux, on ne sait trop comment, à se frayer un chemin à la force des mollets.
C’est d’ailleurs un moyen de locomotion pratique et économique (environ 40 centimes d’euros par course au centre ville) que nous utilisons pour nous rendre à l’art galerie spécialisée dans la production de batiks. Nous avons le droit à une visite des ateliers, où un artisan option VRP, nous explique les ficelles du métier. Nous découvrons un peu plus loin les secrets de fabrication des marionnettes javanaises ; celles utilisées pour les Wayangs Kulit (théâtre d’ombres). Dommage que nos sacs à dos ne soient pas extensibles, nous aurions dévalisé quelques échoppes.
Nous passons à la gare prendre nos billets pour Jakarta. Les formulaires à remplir sont uniquement en langue indonésienne. Heureusement nous pouvons compter sur l’aide des voyageurs, comme ces jeunes parents de Jakarta, en week-end à Jogya qui, ravis de nous avoir rendu service, nous demande (encore) une séance photos en échange.
La gentillesse et le naturel des habitants sont un pur bonheur. Un sourire et la conversation s’engage. Les rencontres se succèdent tout au long de la journée. Julien et Emilie, jeunes voyageurs fraichement débarqués à Java et avec qui nous allons passer une bonne partie de l’après-midi.
Il y a Agus, 34 ans, designer pour une maison de couture à Jakarta, qui connait et adore la France pour y avoir passé quelques mois quand il était étudiant. Il nous invite dans son atelier et nous raconte sa vie haute en couleurs avec beaucoup d’humour.
Nous croisons également Sary, adorable jeune maman accompagnée de sa petite famille et d’amis venus de Bornéo. Sary nous propose dans un français parfait de découvrir la vieille ville, un tout autre visage de Jogya. Aucune contrepartie, si ce n’est de partager un moment et d’entamer par la suite une correspondance pour qu’elle pratique son français. Si un jour vous venez à Jogya, n’hésitez pas à la contacter au 08 58 68 48 47 23. Elle travaille comme guide.
Enfin, nous croisons un javanais édenté qui nous salue par les seuls mots de français qu’il connaît : « Zalut, za va ? Vazy mollo zans déconner !».
Nous parcourons les ruelles de la vieille ville, marchons dans les allées du marché aux oiseaux, tombons sur un Water Castle sans eau depuis le tremblement de terre qui a secoué la région en 2006. Pendant ce temps, un joueur de violon répète ses gammes sur le balcon de sa maison.
Des petites chipies jouent et prennent la pose devant notre objectif. Le dépaysement est total et le sentiment rafraichissant que la vie ici coule paisiblement, loin du tumulte de la vie moderne.













A tous les adeptes du monde virtuel, pas la peine d’aller à Yogyakarta pour s’initier à de telles sensations quand on peut les expérimenter bien tranquillement depuis son salon…
Rendez-vous sur http://www.freefrogger.org, et devenez-vous aussi les Malorossi des temps modernes…à votre façon !!!
Par Christophe le 26/07/2009
à 17:26